Dimanche 5 mars 2006 7 05 /03 /Mars /2006 09:58

 

 

 

 

 

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L'horreur SDF: Dans ce petit livre beige, Patrick Declerck s'embarque dans une exploration détaillée du quotidien des sans abri. Détaillée, sans être froide. Avec une hargne dont on ne comprend pas d'abord le but, l'auteur travaille à plonger le nez de son lecteur dans la vase du quotidien des sans-riens.  De la saleté, de la dureté, de la fatigue, il dit tout, par le menu. Et il atteint son but: on sort de cette lecture en comprenant mieux, en ressentant presque dans sa chaire, ce que dormir dehors veut dire, la peau sale qui gratte, la chiasse quand on a pas de papier ni les centimes nécessaires pour entrer dans une sanisette...   

"Il faut tirer sur la morale" Fredrich Nietzsche. C'est la citation qui ouvre l'ouvrage de Patrick Declerck. Et c'est  son but: dénoncer la fausse bonne morale qui entoure les SDF. Par ce voyage au centre du corps malade, purulent, sale et douloureux du SDF, Patrick Declerck voudrait nous inciter à l'insurrection morale, à l'indignation coupable. Et que personne ne se sente hors de cause!  Il égrène, de chapitre en chapitre, la liste des accusés: les humanitaires qui fondent bonheur et bonne conscience sur le dos de la misère;  Les journalistes qui se repaissent d'un sujet si "charnel", plein d'émotion et saisonnier; Les hommes politiques, surtout, qui instaurent des niveaux d'urgence variables,  en fonction des saisons, des températures... Une agitation toute hypocrite pour l'auteur, devant un drame si  prévisible...

Tous coupables? Oui, tous. Et surtout de ne pas voir que les SDF, eux, ne le sont pas. Coupables d'organiser l'assistance aux SDF sous la forme d'un "chemin d'insertion", de considérer qu'ils ont encore, après des années d'errance d'alcool et de dépression profonde, une chance de "s'insérer". Passant de la morale à la politique, Patrick Declerck propose alors une solution: un revenu minima de dignité pour ces abîmés de la vie dont la réinsertion n'est plus une question de volonté. Et il explique. Si personne n'a jamais voulu mettre fin au phénomène SDF, c'est qu'il est utile. Les sans abris seraient le nécessaire repoussoir d'une société de marché: ils sont l'image de la déchéance qui guette celui qui refuserait son asservissement au travail.

De ce livre, on ressort en colère contre la misère, ce qui est bien abstrait. Mais aussi contre  l'idéalisme naïf et inconséquent de l'auteur. Il ne peut pas croire à la fois à l'explication qu'il donne et à la solution qu'il propose. Patrick Declerck découvre horrifié, l'utilité sociale de la marge. Et puis il propose de les supprimer. Mais s'il est vrai que la société secrète des maux qui sont le versant honteux de son organisation. S'il est vrai que salarier les SDF et leur permettre d'être logés  déstabiliserait une société qui fonctionne sur l'obligation pour chacun de gagner sa vie. Alors, pourquoi prôner leur disparition? Ce n'est possible qu'à la condition de croire qu'un monde sans négatif est possible. Un monde à la fois totalement anarchique et heureux... 

* Patrick DECLERCK, Le sang nouveau est arrivé, L'horreur SDF, Gallimard, 2005

Emilie Chapuis, pour http://lessciencespo.blog.lemonde.fr/lessciencespo/   

Par Emilie Chapuis - Publié dans : Papiers
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Dimanche 5 mars 2006 7 05 /03 /Mars /2006 09:56
Pas facile de définir la pauvreté... Une façon de le faire est de parler des inégalités. On est toujours, de fait, le pauvre de quelqu'un. C'est la parti pris de l'observatoire des inégalités, association qui a ouvert en 2003 un site de veille et d'information. Données statistiques, textes de spécialistes, résumés d'ouvrages,  l’Observatoire des inégalités réunit tout ce qui peut contribuer à une meilleur connaissance des inégalités françaises.
Afin de comprendre ce qui a mené les membres de cette association à se mobiliser nous avons posé quelques questions à Valerie Schneider, représentante de l'Observatoire:
 Quelle est l'origine de l'Observatoire?
L'Observatoire des inégalités a été créé en juin 2003. Ses fondateurs, Patrick Savidan, philosophe, maître de conférences à l’université de Paris IV et Louis Maurin, journaliste au magazine Alternatives économiques ont voulu comprendre et essayer d’expliquer ce qui avait provoqué ce séisme lors des élections présidentielles de 2002 : La montée des inégalités, notamment sous la pression du chômage et de la dégradation du marché du travail, constitue une menace sérieuse pour la démocratie. Ce phénomène ne pose donc pas uniquement un problème de justice sociale, c’est aussi un problème politique. Non seulement les inégalités offrent un terreau à la montée de l’extrême droite en Europe, mais elles favorisent aussi tant le scepticisme civique que le cynisme social. L’urgence à agir paraît évidente.
L’Observatoire des inégalités a donc un but politique ?
 C'est un organisme d’information et d’analyse, pas un mouvement politique. Son rôle n’est pas d’appuyer tel ou tel parti ou association, mais de contribuer à éclairer ou à critiquer les choix publics. Cette position d’observation n’interdit pas - bien au contraire - de se prononcer sur les politiques publiques, de formuler des pistes pour avancer vers l’égalité, ou de signaler telle ou telle action remarquable. En revanche, l’observatoire refuse une position militante de défense d’un seul et unique programme : son objectif est d’alimenter un débat ouvert, dans la limite des valeurs partagées par ses membres. Il tâche de donner la parole à tous ceux qui lui semblent ouvrir des voies vers l’égalité. Aucun syndicat ou parti ne peut se prévaloir de son soutien direct. Pour davantage d’informations, cf notre rubrique « nos principes »http://www.inegalites.fr/nos_principes.php3.
 
 N'existe-t-il pas d'organisme officiel déjà en charge de ce travail?
L’Observatoire des inégalités n’aurait pas lieu d’être si la collecte et la diffusion des données par les services publics étaient à la hauteur. Ce n’est malheureusement pas le cas. L’appareil statistique français est d’une grande pauvreté dans la connaissance et la mise à disposition d’éléments factuels sur les inégalités. Notre action vise, en révélant les lacunes actuelles, à faire en sorte que les institutions améliorent leurs pratiques dans ce domaine.
Le site www.inegalites.fr a ouvert en octobre 2003. Il est apparu comme le moyen d’information le mieux adapté, et le moins onéreux pour notre petite association, à la diffusion la plus large possible des données, même si nous savons qu’une grande partie de la population n’a pas accès à l’Internet (d’où notre objectif de créer dans l’avenir d’autres supports de diffusion).
 
 Vous avez donc du vous mettre d'accord sur une définition de l’inégalité...
Eléments de réponse de Patrick Savidan, président du conseil scientifique de l’Observatoire des inégalités :
La définition commune de l'inégalité et de "l'inégalité juste" est un problème théorique et politique majeur. On pourrait même expliquer l'essentiel de la vie politique à partir de cette seule question et organiser les sensibilités en fonction des réponses qu'on lui apporte. Des organisations politiques ou foncièrement militantes peuvent néanmoins - avec plus ou moins de bonheur - se constituer autour d'éléments communs d'analyse, mais l'avantage et le caractère distinctif de l'observatoire - et c'est dans cette perspective qu'il a été conçu - tiennent précisément au fait de ne pas avoir de programme à défendre au sens étroit que peut avoir ce terme. Nous voulons mieux comprendre et mieux faire connaître ce que sont les inégalités. On se tient donc à l'écart des partis et des chapelles et l'homogénéité parfaite n'est pas quelque chose que nous recherchons.
Au sein de notre conseil scientifique, il y a donc des personnes qui défendent des positions diverses sur la question des inégalités, et qui les défendent en outre à partir d'horizons disciplinaires distincts (nous voulons associer toutes les disciplines des sciences humaines à la réflexion : un économiste ne pose pas le problème de la même manière qu'un sociologue). Comme nous nous voulons espace d'information, de réflexion et de discussion, ce pluralisme interne n'est pas, à nos yeux, un défaut, mais une qualité à laquelle nous sommes attachés. Notre "charte" souligne simplement que cette ouverture se fait dans la limite des valeurs auxquelles nous sommes attachés et dont nous rappelons la nature. Voir également les articles « Pourquoi accepte-t-on les inégalités ? » http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=172 et « Qu’est-ce que l’équité ? » http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=65.
 
Propos recueillis par Emilie Chapuis, pour le blog http://lessciencespo.blog.lemonde.fr/lessciencespo/
Par Emilie Chapuis - Publié dans : Papiers
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 15:31
Les publications sur Internet sont affaires de passionnés. Bien souvent, les meilleures revues du net sont alimentées le soir, la nuit, entre midi et deux heures, par des gens qui ont un emploi mais renoncent à leurs loisirs. Leur moteur : faire ce que la presse ne fait pas. Tour d’horizon :  
 
Le déficit de débat intellectuel dans la presse a entraîné sa floraison sur internet. Frustrés par leurs quotidiens et magazines, ils sont nombreux à mettre leur plume et leur clavier au service d’un idéal de journalisme.
 
www.diploweb.com ou la lutte pour le pluralisme
 
Pierre Verluise reproche à la presse son manque de pluralisme. « Le consensus des médias peut être une expérience très violente pour celui qui n’est pas d’accord. J’ai connu ça dans les années 80 quand il était interdit de critiquer Gorbatchev en France. A mon retour d’Union soviétique, j’ai été profondément choqué. » Sur Diploweb, experts, diplomates et chercheurs écrivent des articles de géopolitique. Qui s’est enrichi depuis l’élargissement européen ? Un Grand Moyen Orient est-il possible ? Les questions abordées sont au cœur du débat public. Le site offre des contributions parfois divergentes mais toujours rigoureuses et argumentée. Pierre Verluis y voit la clef de son succès : «les textes sont parfois pointus, mais toujours argumentés et clairs, cela prouve que les gens aiment qu’on s’adresse à leur intelligence. » En effet, en cinq années d’existence, le Diploweb s’est imposé comme un site de référence.
Sur des sujets proches signalons aussi Info guerre(www.infoguerre.com ) et Cyberscopie (www.cyberscopie.info).
 
www.communautarisme.net ou faire revivre la presse d'opinion...
 
Après une expérience de militant décevante, Julien Landfried a créé l’Observatoire du communautarisme. « Nous, nous ne faisons pas de réunion bavardes ! »,  lance-t-il dans un sourire, « Je pense que nous sommes plus efficaces que 99% des clubs républicains ! » S’il ne refuse pas d’écrire pour des journaux imprimés, il a aujourd’hui la conviction que l’on peut aborder sur Internet des sujets qui restent tabous ailleurs, comme la critique du communautarisme. Il alimente son site quotidiennement. Un travail de titan, qui lui prend une trentaine d’heures par semaine –en plus de son emploi- et mobilise une demi-douzaine de collaborateurs réguliers. Mais le jeu en vaut la chandelle : plus de 1000 visiteurs par jour trouvent là des informations inédites, des articles d’analyse, de nombreuses références pour lutter contre la montée du communautarisme en France.
 
... tout en étant plus crédible que la presse papier !
 
Pour Julien Landfried, la fiabilité passe par l’utilisation de « liens ». Chaque fois qu’il évoque un texte de loi, une information officielle ou un sondage, il permet à son lecteur de retrouver la source en un clic. Une façon de regagner la confiance d’un lectorat que l’on dit toujours plus sceptique face aux journalistes.
 
www.acrimed.org ou le combat contre les "élites" médiatiques
 
Un modèle de presse d’opinion. Le site d’information sur l’information vise une critique précise des médias. Il aborde des sujets dérangeants et ne recule pas devant les attaques ad hominem. Acrimed se doit donc de satisfaire à une rigueur exemplaire. On y trouve de longues citations de journalistes, décortiquées. Les citations sont aussi exactes que les commentaires - dans l’ombre revendiquée de Bourdieu – sont ouvertement engagés et réfutables. La rigueur est d’autant plus importante sur le net que les articles restent accessibles longtemps, les plus récents venant s’ajouter aux plus anciens. Chez Acrimed on tient beaucoup à ces archives. Parce qu’elles permettent de se différencier des médias classiques, jugés « sans mémoire ». Et les internautes s’en servent : Il n’est pas rare qu’un article connaisse un succès soudain, quelques temps après avoir été publié, lorsqu’une nouvelle question agite le débat public.
 
www.cafebabel.com Contre le journalisme franco-français...
 
Les créateurs de Café Babel reprochent à la presse de se contenter d’un point de vu national sur l’actualité. Alexandre Heully, l’un des fondateurs, s’est senti européen tout au long de ses études qu'il a faite dans un contexte international. Aussi, lorsque ses amis sont rentrés dans leurs pays, ce sont autant de rédactions locales qui sont nées du désir de mener un projet ensemble. Aujourd’hui la structure permet de salarier six personnes et de produire un magazine en six langues, qui joue à confronter les points de vue européens sur des problèmes communs. Cette démarche s'enracine dans les convictions du petit groupe, européiste.
De même, les rédacteurs de Newropeans Magazine (www.newropeans-magazine.org) voudraient voir émerger une citoyenneté européenne. Pour ces chercheurs, journalistes et chefs d’entreprises elle ne pourra exister sans information européenne.
 
... et pour le développement du journalisme participatif
 
Sur ces deux sites, la plupart des articles sont rédigés par des bénévoles. Deux exemples de ce « journalisme participatif » qui a si bonne presse sur le net. Le principe : des amateurs rédigent des articles, que des journalistes plus confirmés commandent, relisent et corrigent. Ce fonctionnement permet de rémunérer en quarts d’heures de célébrité une main d’œuvre que ces petites publications n’auraient pas les moyens de payer… Certains vont plus loin et y voient une revanche des « sans voix » sur une classe médiatique caricaturée en élite indifférente. Vision simpliste d’un phénomène qui amène, au contraire, un grand nombre d’amateurs à prendre conscience des contraintes du métier de journaliste.
 
www.reseauvoltaire.net ou un banni médiatique publie encore
 
"Vous êtes la première journaliste à venir me voir depuis des mois". Il n'a plus droit de citer, Thierry Meyssan. Il faut rappeler que l’auteur de L’Effroyable imposture a prétendu qu'aucun avion n'était tombé sur le Pentagone le soir du 11 septembre 2001... Ca laisse sceptique. Revanche ou non, il est aujourd'hui à la tête de la plus grande rédaction « participative » internationale. Il investit l’ensemble de ses droits d’auteur dans l’entretien d’un réseau international de journalistes : le Réseau Voltaire . Ces journalistes se disent « anti-impérialistes », et défendent en fait une vision manichéenne du monde, déclinée sur tous les tons et en 6 langues. Le but : montrer au monde entier que la source principale du malheur humain se trouve en Amérique du Nord. Un anti-américanisme sommaire qui mobilise tout de même : d’après Meyssan, une centaine de « journalistes » travaillent pour lui à plein temps dans le monde, dont 8 à Paris.
 
www.fluctuat.net ou faire un magazine culturel... sans investir
 
A l’origine du magazine Fluctuat, une bande d’amis. Ils réunissent critiques de films, de livres, réfléchissent à ce nouveau média qu’est internet. Le succès aidant, ils en vivent. Et continuent d’innover: les rubriques sont prolongées par des blogs, écrits bénévolement par la rédaction, de façon plus souple plus spontanée que les articles.Une façon de mêler journalisme et conversation informelle sans les emmêler. Ils développe aussi un logiciel pour créer facilement sa BD personnalisée qui remporte un certain succès. Aujourd'hui, ils ont réussit.
 
www.econoclastes.org ou parler autrement de l'économie
 
Moins professionnels mais sympathiques les « éconoclastes » font de l’économie un objet culturel comme les autres : Blagues d’économistes, revues de livres, articles de vulgarisation. Ces trois là parlent de l’économie avec un plaisir affiché qui donnerait presque envie d’y comprendre quelque chose…
 
www.aufeminin.com , magazine discret pour femme au travail
 
 Il se lit sur un écran d'ordinateur, il se feuillette à coups de clics de souris, et on y trouve tout ce dont une jeune mère a besoin: conseils, astuces, petites annonces de baby-sitter. Articles de modes, conseils beauté...l'encyclopédie pratique de la femme est née. Avec les avantages du multimédia: chacune trouve son conseil beauté adapté, tous les défilés de mode sont disponible, plus besoin de s'esquinter les yeux pour calculer le résultat de son psycho-test: il s'affiche tout seul. Son principal avantage: consultable aux heures de bureau!
 
ENCADRE: www.revues.org ou la recherche face à Internet... 
   
Pour les revues de sciences humaines, Internet est un passage obligé, qui ressemble souvent à une sortie de secours. En effet, le CNRS a rendu son tablier. S’il continue à subventionner les revues intellectuelles les plus sérieuses, il refuse désormais de juger de ce sérieux. L’organisme considère désormais qu’une revue est d’autant plus scientifique qu’elle est plus souvent citée par … les autres revues. Ce système, depuis longtemps appliqué aux revues de sciences dures, transforme complètement le rapport aux archives et à la propriété intellectuelle. Les revues n’ont plus intérêt à veiller jalousement sur leurs archives pour les monnayer en droits d’auteurs sonnant et trébuchant. Au contraire, elles doivent prendre le risque d’être pillées, du moment qu’elles sont citées.
Ce changement a soulevé une polémique. Mais Marin Dacos, fondateur de revues.org y voit une chance inespérée pour la Connaissance : obligées de se faire connaître les revues ont désormais intérêt à mettre tous leurs textes en ligne. Les revues qui l’ont compris sont sur Revues.org. Pour cela elles acceptent de mettre toutes leurs archives en lignes et font payer l’accès aux derniers numéros. Le public récupère ainsi un droit de regard sur des savoirs qu’il a contribué à payer par l’impôt. Un moyen aussi de donner une audience internationale à des revues très spécialisées. Dans le sillage de cette initiative des revues sont nées directement sur le net. C’est le cas d’Astérion (www.asterion.revues.org), revue de philosophie rédigée à l’Ecole Normale Supérieure. Sans frais de papier ni de distribution, elle vit de la matière grise des laboratoires de l’ENS.
 
Emilie Chapuis
  
 
 
 
 
 
Par Emilie Chapuis - Publié dans : Papiers
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 20:52

C'est Thierry Arnaud qui nous a fait travailler sur ce sujet. Je vais leur demander l'autorisation de publier l'article ici. En gros notre conclusion est simple: nous sommes une génération qui ne se pense pas comme tel... Evidence? Pas pour ceux de la génération "lyrique".....
Par Emilie Chapuis - Publié dans : Papiers
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